EmericCommuniqué de Emeric Salmon, Conseiller régional de Bretagne, Responsable de la section Rennes du Front National.

Après avoir occupé la maison des associations ce week-end, des déboutés du droit d’asile « réclament un toit » et font appel à l’hébergement d’urgence du 115. D’abord pris en charge dans un hôtel à proximité de la gare de Rennes, une maison vide est actuellement squattée pour les héberger.

Les déboutés du droit d’asile, n’ayant pas obtenu le statut de réfugié et devenus de fait clandestins, n’ont pas à se maintenir sur le territoire, encore moins à exiger un toit. Encore faudrait-il que la loi soit appliquée.

Le droit d’asile est aujourd’hui totalement dévoyé. Un rapport de la Cour des comptes tirait la sonnette d’alarme en 2015 : malgré l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui leur est notifiée, 96% des déboutés du droit d’asile ne sont pas reconduits à la frontière et restent donc sur le territoire national au mépris de la loi. La Cour des comptes ajoutait que cette politique « est devenue la principale source d’arrivée d’immigrants clandestins en France (…) elle n’est pas soutenable à court terme. Elle est au bord de l’embolie ». La situation est ainsi dramatique pour l’hébergement d’urgence comme le rappelle la Cour « La saturation du dispositif d’accueil de demandeurs d’asile conduit à un report conséquent des demandes sur l’hébergement d’urgence de droit commun. Il en résulte un effet d’éviction de personnes sans domicile qui auraient dû bénéficier d’une place ». Ces dérives portent à plus de 2 milliards d’euros par an le coût global de l’asile.

Une réforme profonde du droit d’asile est plus que jamais nécessaire afin de lui assurer sa vocation originelle et de faire appliquer l’état de droit en éloignant systématiquement les déboutés du droit d’asile.